Google vs Bing : mon étude de cas SEO avec Serpmantics

J’ai récemment été sollicité par un client qui distribue des produits techniques.


Sa clientèle utilise plus souvent Bing que la moyenne, notamment parce que beaucoup naviguent via Edge, installé par défaut sur leur PC.

Je me suis donc demandé : si on optimisait un guide pour Google d’un côté, et pour Bing de l’autre, qu’est-ce que ça donnerait ?

Outil utilisé pour la comparaison: Serpmantics

Contexte du test

⚠️ Ce n’est pas une étude scientifique, seulement mon retour d’expérience.

Ce que j’ai observé

Ce qui m’a surpris, c’est la place donnée aux images, vidéos et Q&A côté Bing. Là où Google se contente souvent de 5 images bien optimisées, Bing en demande 20+.

Guide Google : pas plus de 2900 mots

Google reste dans sa logique historique : SEO = mots-clés, autorité, contenu textuel costaud, technique.

Bing privilégie les articles plus longs

Bing a l’air d’aimer les gros articles avec une fourchette de 3200 à 5000 mots

Ce que j’ai observé dans les SERP

Volume, longueur du contenu & structure

La première étape a été de regarder ce que proposaient les deux moteurs dans leurs premières positions.

CritèreGoogleBing
Longueur moyenne1800 à 2800 mots3200 à 5000 mots
Titres (Hn)18 à 2322 à 43
Paragraphes34 à 7857 à 95
Listes7 à 1110 à 11

Côté Google

heatmap pour l’optimisation sémantique Google
  • On retrouve surtout des articles textuels sur cette requête informationnelle, souvent entre 1800 et 2800 mots.
  • Les contenus mettent l’accent sur la densité SEO : beaucoup de titres (jusqu’à 44), des dizaines de paragraphes, et surtout un gros volume de liens internes et externes.
  • Exemple : France Num, un site institutionnel, obtient un score de 100. C’est un contenu long, exhaustif, mais peu visuel (une poignée d’images, pas de vidéo).
Voici les termes préconisés pour Google

Mon ressenti : Google privilégie les contenus denses, techniques et rédigés par des sources “autoritaires”.


Côté Bing

heatmap de l’optimisation sémantique Bing
  • Les articles sont encore plus longs (souvent entre 3 000 et 5 000 mots).
  • Exemple : Ecomgrowth se hisse en top position avec un score 100, alors que le site est beaucoup moins connu que France Num. Il propose un contenu de 3 800 mots, très structuré, avec de nombreux visuels et une vidéo.
Voici les termes recommandés pour le moteur de recherche de Microsoft

J’ai créé un tableau comparatif du nombre d’occurrences recommandé entre Google et Bing.

Voici un échantillon des résultats :

ExpressionMaximum recommandé Guide Bingmaximum recommandé Guide GoogleDifférence Bing vs. GoogleDifférence en %
produit51341750%
produits44261869%
fiches produits341222183%
fiches341222183%
fiche261313100%
elements26521420%
fiche produit241014140%
page23617283%
conversion21615250%
taux17314467%
e-commerce16610167%
informations1679129%
clients1520-5-25%
visiteurs15510200%

Les données de cet exemple sont dispos ici.

Mon ressenti : Bing valorise les contenus longs. Alors au boulot.

Médias & mise en forme

GoogleBing
Images observéesvariable (peu d’images sur plusieurs résultats)2–36 (ex. eComgrowth: 2 ; La Fabrique du Net: 16 ; Wearethewords: 36)
Vidéos observéesrare / non systématique0–1 (ex. eComgrowth: 1 ; La Fabrique du Net: 1)

À noter : Serpmantics n’a pas pu analyser une URL du top 10 Google qui comportait beaucoup de médias. Le nombre d’images pour Google pourrait donc être sous-estimé.

Focus sémantique : les clusters spécifiques à Bing (et absents chez google)

DomaineTermes Bing exclusifs
Confiance & réassuranceconfiance, acheteurs, témoignages, logos de paiement, certifications
Visuels & présentationvisuels, photos, image, description, présentation, texte
Parcours d’achatpanier, livraison, utilisation, acheter, vente, magasin, site
Pédagogie & clartéclés, avantages, important, simple, questions, répondre, comprendre, découvrir
Stratégie & outilsstratégie, outils, objectifs, utilisation, potentiels

Qu’est-ce qui explique ces différences entre Google et Bing ?

Côté longueur

Bing ne crawle que les premiers 100k de contenu d’une page, d’où l’importance de contenus plus longs pour “remplir” cet espace.
De son côté, Google privilégie la qualité sur la quantité, ce qui explique des contenus plus courts mais plus ciblés.


Côté médias

Bing “adore les images et les vidéos” et les valorise directement dans son algorithme. Google reste plus centré sur l’analyse textuelle, même s’il analyse le contexte autour des images.


Ressources :

https://www.impressiondigital.com/blog/bing-differ-google/#bing-vs-google-differences-in-ranking-factors

Pour tester l’outil gratuitement développé par Amaury, c’est ici : découvrir Serpmantic