J’ai récemment été sollicité par un client qui distribue des produits techniques.
Sa clientèle utilise plus souvent Bing que la moyenne, notamment parce que beaucoup naviguent via Edge, installé par défaut sur leur PC.
Je me suis donc demandé : si on optimisait un guide pour Google d’un côté, et pour Bing de l’autre, qu’est-ce que ça donnerait ?

Contexte du test
- Requête visée : “améliorer la conversion d’une fiche produit“
- Date : 02/09/2025
- Accéder au guide version Google
- Accéder au guide version Bing
⚠️ Ce n’est pas une étude scientifique, seulement mon retour d’expérience.
Ce que j’ai observé
Ce qui m’a surpris, c’est la place donnée aux images, vidéos et Q&A côté Bing. Là où Google se contente souvent de 5 images bien optimisées, Bing en demande 20+.

Google reste dans sa logique historique : SEO = mots-clés, autorité, contenu textuel costaud, technique.
Bing privilégie les articles plus longs

Ce que j’ai observé dans les SERP
Volume, longueur du contenu & structure
La première étape a été de regarder ce que proposaient les deux moteurs dans leurs premières positions.
| Critère | Bing | |
|---|---|---|
| Longueur moyenne | 1800 à 2800 mots | 3200 à 5000 mots |
| Titres (Hn) | 18 à 23 | 22 à 43 |
| Paragraphes | 34 à 78 | 57 à 95 |
| Listes | 7 à 11 | 10 à 11 |
Côté Google

- On retrouve surtout des articles textuels sur cette requête informationnelle, souvent entre 1800 et 2800 mots.
- Les contenus mettent l’accent sur la densité SEO : beaucoup de titres (jusqu’à 44), des dizaines de paragraphes, et surtout un gros volume de liens internes et externes.
- Exemple : France Num, un site institutionnel, obtient un score de 100. C’est un contenu long, exhaustif, mais peu visuel (une poignée d’images, pas de vidéo).

Mon ressenti : Google privilégie les contenus denses, techniques et rédigés par des sources “autoritaires”.
Côté Bing

- Les articles sont encore plus longs (souvent entre 3 000 et 5 000 mots).
- Exemple : Ecomgrowth se hisse en top position avec un score 100, alors que le site est beaucoup moins connu que France Num. Il propose un contenu de 3 800 mots, très structuré, avec de nombreux visuels et une vidéo.

J’ai créé un tableau comparatif du nombre d’occurrences recommandé entre Google et Bing.
Voici un échantillon des résultats :
| Expression | Maximum recommandé Guide Bing | maximum recommandé Guide Google | Différence Bing vs. Google | Différence en % |
|---|---|---|---|---|
| produit | 51 | 34 | 17 | 50% |
| produits | 44 | 26 | 18 | 69% |
| fiches produits | 34 | 12 | 22 | 183% |
| fiches | 34 | 12 | 22 | 183% |
| fiche | 26 | 13 | 13 | 100% |
| elements | 26 | 5 | 21 | 420% |
| fiche produit | 24 | 10 | 14 | 140% |
| page | 23 | 6 | 17 | 283% |
| conversion | 21 | 6 | 15 | 250% |
| taux | 17 | 3 | 14 | 467% |
| e-commerce | 16 | 6 | 10 | 167% |
| informations | 16 | 7 | 9 | 129% |
| clients | 15 | 20 | -5 | -25% |
| visiteurs | 15 | 5 | 10 | 200% |
Les données de cet exemple sont dispos ici.
Mon ressenti : Bing valorise les contenus longs. Alors au boulot.
Médias & mise en forme
| Bing | ||
|---|---|---|
| Images observées | variable (peu d’images sur plusieurs résultats) | 2–36 (ex. eComgrowth: 2 ; La Fabrique du Net: 16 ; Wearethewords: 36) |
| Vidéos observées | rare / non systématique | 0–1 (ex. eComgrowth: 1 ; La Fabrique du Net: 1) |
À noter : Serpmantics n’a pas pu analyser une URL du top 10 Google qui comportait beaucoup de médias. Le nombre d’images pour Google pourrait donc être sous-estimé.
Focus sémantique : les clusters spécifiques à Bing (et absents chez google)
| Domaine | Termes Bing exclusifs |
|---|---|
| Confiance & réassurance | confiance, acheteurs, témoignages, logos de paiement, certifications |
| Visuels & présentation | visuels, photos, image, description, présentation, texte |
| Parcours d’achat | panier, livraison, utilisation, acheter, vente, magasin, site |
| Pédagogie & clarté | clés, avantages, important, simple, questions, répondre, comprendre, découvrir |
| Stratégie & outils | stratégie, outils, objectifs, utilisation, potentiels |
Qu’est-ce qui explique ces différences entre Google et Bing ?
Côté longueur
Bing ne crawle que les premiers 100k de contenu d’une page, d’où l’importance de contenus plus longs pour “remplir” cet espace.
De son côté, Google privilégie la qualité sur la quantité, ce qui explique des contenus plus courts mais plus ciblés.
Côté médias
Bing “adore les images et les vidéos” et les valorise directement dans son algorithme. Google reste plus centré sur l’analyse textuelle, même s’il analyse le contexte autour des images.
Ressources :
https://www.impressiondigital.com/blog/bing-differ-google/#bing-vs-google-differences-in-ranking-factors
Pour tester l’outil gratuitement développé par Amaury, c’est ici : découvrir Serpmantic

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